Scop Le Pavé

Bienvenue, sous Le Pavé… (la page)

Site réalisé par formes vives

Notre ambition

Changer le monde.

2012, la fin du monde. La fin d’un monde. La coopérative d’éducation populaire Le Pavé vous souhaite de vivre la dernière année d’un système en déliquescence. Et si nous pouvons y participer un tant soit peu, c’est avec plaisir que nous nous y emploierons.

2012, début du monde. Début d’un monde. Et si nous pouvons y participer un tant soit peu, c’est avec plaisir que nous nous y emploierons. Les programmes seront à la mode en 2012, voici le nôtre, en pièce jointe sur cette page. Comme d’habitude, nous encourageons au pillage de notre travail. Alors si vous connaissez des candidats en mal d’idées... C’est parti.

Créer une encyclopédie populaire.

Toutes les conférences gesticulées qui circulent de manière vivante ou numérique ne peuvent plus trouver hébergement sur notre site, et nous en sommes fiers.

Elles commencent à constituer une encyclopédie populaire et critique de notre société. Toujours le site de l’Université gesticulante ici. Nous avons accompagné un deuxième groupe de gesticulateurs en 2011, leur site : les conferenciersgesticulants.com

Nous ouvrons un troisième groupe en 2012 (voir pièce jointe).

Instruire pour révolter

Nos vidéos sur le site sont souvent des vidéos de travail, mal filmées
et avec un son approximatif, mais on les mets quand même. Nous
n’arrivons pas à attendre la maturation de notre travail.

Et dès que nous estimons qu’une conférence gesticulée est mûre, nous la filmons "correctement" pour en faire un DVD. Bientôt en format DVD : Le plein d’énergie, Travailler moins pour gagner plus, L’eau, ça chie... Et notre premier DVD pédagogique : le programme de désintoxication de la langue de bois.

Et, sans doute à la rentrée, le premier numéro des Cahiers du Pavé, consacré à ce que l’on pense de la méthodologie de projet?...

Refuser le développement?

Nous avons fait le choix solennel de ne plus grossir nos rangs mais de faciliter la création d’autre structures prêtes à défendre une éducation au politique joyeuse et offensive à nos côtés.

 l’Orage à Grenoble : www.scoplorage.org
 la Coopérative du Vent Debout à Toulouse : www.vent-debout.org
 L’Engrenage à Tours : http://lengrenage.blogspot.com/

Leurs contacts, programme de formation? et présentation sont aussi sur notre site ici.

Rester en contradiction

Nous refusons de grossir mais nous sommes passés de 5 à 7 personnes salariées de notre coopérative en 2011... Joackim Rebecca nous a rejoint en janvier dernier. Emmanuel Monfreux a cédé au CDI en février dernier après un CDD chez nous. De son côté Franck Lepage a rendu ses parts en Avril 2012 mais reste travailler avec nous sur les conférences gesticulées.

De l’espoir et de la détermination.

Nous sommes heureux de contribuer à faire résonner des critiques radicales de la culture?, de l’écologie, de la démarche qualité?, de la participation? et du développement, de diffuser des pratiques militantes humanistes, joyeuses et offensives, de donner un statut à l’indignation et aux états d’âme.

Nous espérons que notre agitation et la vôtre nous permettront bientôt de récolter les fruits, oignons, et poireaux dont nous avons de plus en plus besoin pour que notre détermination n’ait d’égale que notre joie à changer le monde.

Et maintenant, quels changements ?

Le 10 mai 1981, ils
ont fêté une victoire. Le 6 mai 2012, nous avons surtout fêté
un départ. Dans nos stages sur les histoires de vie, celles et ceux qui ont vécu le 10 mai 1981 nous
racontent souvent comment
les contre-pouvoirs se sont laissés endormir. Comment ne pas reproduire ce que nous reprochons aux années
Mitterrand ? Comment l’éducation populaire peut-elle faire
mieux que donner des coups de ventre dans les genoux du capitalisme ?

L’éducation
populaire doit permettre l’émancipation face au pouvoir, à la communication
et à la neutralité – ne serait-ce pas le tryptique de notre nouveau
gouvernement ? Alors face au pouvoir, nous assumons un rôle de
contre-pouvoir. Face à la neutralité, un travail de propagande et face à la communication, un devoir de prosélytisme. Nous ne
laisserons pas le parti socialiste tranquille, et tant pis si ça lui
fait le plus grand bien.

Du contre-pouvoir

Pour que bénévoles et professionnels de
l’éducation populaire puissent jouer leur rôle de contre-pouvoir, nous
pensons qu’il faut des lieux pour se ressourcer, partager ses doutes,
échanger ses pratiques. Alors nous proposons des stages courts - 25h sur
4 jours - et des cycles longs - 3 ou 4 regroupements de 4 jours sur
quelques mois - pour se former à des outils, renforcer une posture,
définir des stratégies, plus efficaces, plus joyeuses, plus offensives.

De la propagande

Nous ne pouvons plus compter les
associations et mouvements d’éducation populaire dans lesquels nous
avons testé le débat mouvant suivant : "L’association trucmuche est
anticapitaliste. Si vous êtes pour, mettez-vous de ce côté, et sinon de
l’autre". En voici la conclusion : "Oui, nous sommes anticapitalistes
mais nous ne pouvons et ne devons pas le dire : nous nous adressons au
grand public, qui est divers, et n’avons pas à
prendre parti mais à permettre l’esprit critique".

Si
cette association le faisait, elle organiserait des débats politiques
pour que se confrontent différentes opinions. Nous sommes passés de la
pluralité des opinions à plus d’opinions du tout. Du pluralisme à la
neutralité. Organiser un débat sur un sujet politique, c’est souvent
déjà bien trop partisan. « La neutralité ? C’est ce
qui nous conduit directement dans les couloirs du MEDEF » a
répondu Pierre Bourdieu à un journaliste qui lui posait la
question.

Nous créons des outils de propagande : les
conférences gesticulées. Nous formons à cet outil, nous diffusons les
productions sur notre site,
(tout refait depuis le 21 mai), nous espérons créer un mouvement d’un
type nouveau. Voici un extrait de ce qu’en dit une gesticulante sur son
blog, on a repris son billet sur notre site :

"Cet outil nous permet de nous rendre
compte qu’on n’est pas seul. Cet outil nous permet de nous rendre compte
qu’on a le droit. Cet outil nous permet de nous rendre compte qu’on est
nombreux. Cet outil nous permet de nous rassembler. Cet outil va nous
permettre de nous mettre en marche."

Du prosélytisme

A ne plus prendre parti pour une
organisation ou une structure, parce qu’on n’est pas d’accord sur
toute la ligne, nous leur avons enlevé toute capacité d’action et
de nuisance. Pour qu’une presse indépendante
existe, même si des choses nous énervent, il faut la
soutenir, la défendre, la faire connaître. Et bien sûr aussi la
contester, la critiquer, bref, la faire vivre plutôt que la laisser
mourir.

Dans notre monde
standardisé, ce raisonnement est valable pour toutes tentatives
d’émancipation, dans quelques domaines que ce soit. Il n’est pas simple
de prendre parti à contre-courant des idées dominantes. Il faut du temps
pour rendre audible une position marginale, et il faut que cette
longueur nécessaire ne fasse pas fuir l’auditoire. 

Le Pavé sort régulièrement des supports papiers et vidéos,
qui se veulent pertinents et impertinents. Des outils, des trouvailles
pour défendre son point de vue, pour aider à le propager.

Nous n’avons toujours
pas de budget « communication » mais une bande de prosélytes qui
transfèrent nos mails aux personnes concernées par notre démarche. Nous
changeons de monde. Sarkozy est parti, l’extrême-gauche est à 30% en
Grèce et le FN à 20% chez nous. Il ne faut pas les décevoir.

A nous de jouer, et on vous compte dedans.