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A
ACTEUR (être acteur de...) : Au
sein de nombreuses entreprises et
administrations comme à l’Education Nationale, chacun est invité à être
l'«acteur de son propre changement », - portant sur ses épaules le poids d’une
responsabilité étrange et difficile à assumer. Telle association d’animation
propose à ses adhérents, à travers la fréquentation des activités de loisirs,
de « devenir acteur de leur propre vie »…! Etrange pléonasme ! (Lire la définition complète)
ACTIVATION. On ne le répétera jamais assez, l'assurance chômage, comme son nom l'indique est une assurance, c'est à dire un droit automatique, voté par un parlement, et ne nécessitant
aucune contrepartie en terme de recherche d'emploi. (lequel emploi est
inexistant car massivement délocalisé en Ukraine ou au Bangla Desh). Pour
le dire simplement, je touche mon allocation chômage parce que c'set un
droit et si je décide de en pas chercher d'emploi, cela ne regarde personne.
Cette conception française du "wellfare state" (bien-être) a
été moquée par les anglosaxons qui lui opposent le "workfare"
: si tu veux avoir le droit de vivre, accepte n'importe quoi pourvu que
tu ne restes pas oisif. D'où une palanquée de "contrats" tous
plus ubuesques les uns que les autres, qui sont "proposés" aux
"demandeur d'emploi" lesquels sont aujourd'hui rebaptisés "prospecteurs
d'emploi". (SIC). La conception américaine s'est imposée, je te donne
ton "droit" moyennant un engagement par lequel je peux suspendre
ton droit à ma guise. Or si il y a une contrepartie il ne s'agit plus d'un
droit. Un droit est sans contrepartie. La seule contrepartie au droit au
chômage est le chômage. Mais le contrat n'a pas suffi. (Et pour cause,
d'emploi il n'y en a pas) ! Il va faloir des mesure coercitive qui passent
outre la logique de contrat. On a vu dernièrement apparaître cette perle
: l'activation des chômeurs. "Activer" un inactif, c'est se donner
le droit de lui retirer son droit. Le mot "activation" a deux
sens ordinairement, dont l'un s'emploie en physique: augmentation de la
réactivité d'un corps. Une nouvelle occurence s'applique désormais aux
corps humains (à distinguer des sujets que sont aussi les humains),
méthode dont les effets seront un jour analysés. synonymes : contrainte,
niveau de contrainte élevé, coercition. Exemple extrait des COMPTES RENDUS DE LA MISSION COMMUNE D'INFORMATION RELATIVE A POLE EMPLOI, commission de Sénat, mardi 31 mai 2011. :
- M. Jean-Paul Alduy, rapporteur. - Le système britannique oblige-t-il
les demandeurs d'emplois à accepter une offre d'emploi ?
- Mme Véronique Hespel. - Le point fort de ce système est l'activation.
L'incitation à rechercher un emploi est plus forte au Royaume-Uni qu'en
France car le lien entre indemnisation et recherche d'emploi est plus fort
et contrôlé tous les quinze jours." (envoi mail de Florence S.A.)
ANIMATION
ARBITRAGE : Il y a un mot qui revient souvent actuellement, le mot "arbitrage". Un arbitre est une personne désignée par des parties adverses pour régler un conflit, ou dans le sport celui qui veille au respect des règles. Lorsqu'actuellement on nous dit "le Président rendra les derniers arbitrages", par exemple au sujet de la réforme des retraites, tout laisse à penser qu'il prendra une position médiane entre les syndicats et le patronat. Après avoir écouté les diverses parties, il choisira les solutions les plus appropriées en tenant compte des impératifs auxquels on ne peux pas échapper. Neutralité et objectivité. Avec l'arbitrage, il n'y a plus de lutte des classes. La solution adoptée sera dictée par les règles économiques, les données démographiques et toutes ces conditions auxquelles on nous démontre qu'il faut faire face parce qu'elles nous sont imposées. Le "principe de réalité" balaie toute opposition et l'arbitrage est présenté comme la meilleure et la seule position à prendre. Avec ce mot "arbitrage", les dirigeants deviennent des acteurs impartiaux chargés de faire respecter des règles de bonne gouvernance. On ne conteste pas les décisions de l'arbitre. (Envoi mail de Jean- louis Siccardi)
AUTONOMIE : Piège sémantique désormais évident depuis le matraquage de cette notion sur l'institution scolaire, l'autonomie est la conditions préalable de la privatisation. L'école, l'université "autonomes", sont des écoles et des universités ne bénéficiant plus d'aucune protection étatique. Une école rendue "autonome" par l'habituation au surréaliste "projet d'école" à établir à chaque nouvelle rentrée, est une antichambre de l'école de marché qui arrive à grands pas. Depuis la création de son groupe de travail Education, en 1989, la Table Ronde des Industriels (ERT) n’ a cessé d’ « encourager des modes de formation moins institutionnels, plus informels ».Le lobby patronal européen a été parfaitement entendu. Les systèmes d’ enseignement de tous les pays européens et à tous les niveaux suivent grosso modo la même évolution, vers une plus grande autonomie et davantage de compétition entre établissements scolaires. Un rapport de la cellule européenne Eurydice souligne le caractère international de ce mouvement de « libération » du tissu scolaire : « Les réformes apportées à l’administration générale du système scolaire se résument principalement à un mouvement progressif de décentralisation et de délégation des pouvoirs vers la société. Pratiquement tous les pays concernés ont introduit de nouvelles réglementations qui déplacent le pouvoir de décision de l’État central vers les autorités régionales, locales ou municipales et de celles-ci vers les établissements d’enseignement. ». Dans le cas de l'individu on voit bien ce qu'est un travailleur "autonome". C'est un travailleur sasn métier , sans collectif, sans syndicat. Il est d'ailleurs préparé par l'élève autonome ! Respecter le rythmes de "travail autonome" de l’élève ? Cela signifie : certains élèves travaillent plus vite, mieux et plus, certains élèves travaillent plus lentement, plus mal et moins. En fait, cette notion de « rythme autonome » est tout à fait idéologique. En réalité, le rythme est modelé socialement et loin d’être autonome. Cette idée apparemment généreuse de l’élèves constructeur de soi-même, fait abstraction de toutes les déterminations sociales, biologiques, culturels et biographiques des élèves. L’instituteur quant à lui est supposé faire travailler tout le monde et ne pas abandonner les plus faibles au rythme de travail « autonome ».Voir le site de l'APED Animé entre autres par Nico Hirt (Appel Pour une Ecole Démocratique)
CHRONOPHAGE : (envoi mail de Emilie). du grec "chronos", "le temps", et "phagos", "manger", signifiant littéralement "manger le temps" désigne l'idée d'accaparement du temps, notamment dans les activités liées aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Qui occupe beaucoup de temps. Dans mon entreprise, j'ai l'impression que c'est l'excuse numéro 1 pour
tout :"c'est beaucoup trop chronophage ce que vous nous proposez!"
En gros de l'art de dire que pour faire certaines choses il faut du temps
donc qu'on ne va pas les faire. Par extension et je cite car c'est une
phrase entendue en réunion : "Nous allons prendre le temps de voir
ça rapidement" ... ben voyons! continuez! Emilie
COACH
COMPETENCE : Management / jugements psychologiques de la personne remplaçant "métier"
et "qualification". Permet de détruire la mobilisation collective
au profit de l'individualisation des carrières.Directement importées des techniques du management libéral, les « compétences »
ont avantageusement remplacé... (Lire la définition complète)
CULTURE
Pourquoi le mot Culture connaît-il depuis trente ans un tel succès que même le sport plaide d'être une pratique "culturelle". D'où vient cet impérialisme ? La culture est ce qui remplace le politique(Lire la définition complète)
CITOYENNETE :Habilement confondue avec la "civilité", la « Citoyenneté »
détient le triste record du concept le plus galvaudé, récupéré, mis à toutes
les sauces, pour justifier la soumission à la domination. On a aujourd’hui
des entreprises « citoyennes » parce qu’elles consentent magnanimement
et contre exonération de cotisations sociales, à exploiter un CES et deux
RMA de plus ! On entend ainsi couramment proférée cette définition
étrangement judiciaire, (voire policière) : « le citoyen est...(Lire la définition complète)
COHESION SOCIALE : La cohésion sociale est un concept généralement employé par les responsables de la droite modérée souhaitant donner un volet social à leur action politique sans souscrire à l'idée de gauche de lutte contre les inégalités. Traditionnellement, l'approche qualifiée "de droite" en France considère les inégalités comme naturelles. C'est pourquoi il est vain, selon cette approche, de vouloir lutter contre elles. La pensée "de gauche" considère que les inégalités sont ...(lire la suite)
CONTRAT : Contrairement à tradition révolutionnaire française
pour laquelle l'individu est titulaire de DROITS inaliénables, dès sa naissance ou conquis par la lutte,
dans la philosophie libérale anglo-saxonne les relations sociales sont
supposées régies par une sorte de « contrat » volontaire dans lequel
l'homme accepte une certaine aliénation en échange d'une certaine
sécurité. La différence n'est pas mince... (lire la suite)
COMMUNICATION
CONVIVIALITE
CONSENSUS
CREATION (Créateurs) . La création, c'est une action qui fait advenir l'être à
partir du néant. Créer, ce n'est pas faire avec ce qui existe déjà, mais
faire exister quelque chose qui n'existait pas avant. Il convient donc
de distinguer la création de la production, car dans la production, on
produit quelque chose à partir de quelque chose d'autre qui existait ...
Extirpé du vocabulaire religieux et transposé dans le vocabulaire institutionnel,
ce terme, (central dans la langue de bois culturelle) véhicule un triple
critère idéologique essentiel au capitalisme : celui du dynamisme et de
l'innovation, et celui de la souverainneté absolue et incriticable du patron...pardon
de l'investisseur...pardon...de l'entrepreneur....enfin du créateur (de
valeur). Dans sa stratégie de communication MANPOWER n'est plus une agence
de travail intérimaire. Maintenant, on peut lire : "MANPOWER...Créateur
de solutions d'emploi" ". La survalorisation du sale boulot enrobée
sous la magie de la création.
Dans le champs artistique, le ministère paie des sommes conséquentes des
"créations" dont il n'a plus que faire qu'elles tournent ensuite,
qu'elles soient diffusées ou qu'elles soient vues. L'essentiel est qu'il
y ait eu une création. La création se suffit à elle-même. On nage dans
l'idéologie. Et cela marche. Il est légitime de critiquer une production,
voire une réalisation, d'interroger son bien fondé ou sa réussite en tant
que production, mais osez critiquer une "création" ! Essayez
donc pour voir. Vous nous raconterez. La création est religieuse. Silence,
on crée.
CRISE
D
DECENTRALISATION. Dans le cadre du processus de privatisation généralisée des services publics européens tel que promu par l'Union Européenne et l'OCDE, la "décentralisation" est une pièce maîtresse de ce processus, au point d'en devenir presque un synoyme. La décentralisation est avant tout la mise en concurrence généralisée des territoires sur le modèle de l'entreprise, et c'est surtout la destruction des cadres de régulation du capitalisme, qui restent des cadres nationaux. Qu'on ne s'y trompe pas, le capitalisme est internationaliste, et c'est d'abord lui lui a intérêt à la discocation des soit disants "Etats-nation". Le méchant Etat centralisé, ce sont aussi les conventions collectives, les syndicats nationaux, etc...La décentralisation est une impressionnante régression démocratique. Elle a abouti très rapidement à la liquidation de toute forme de contre-pouvoir, et à l'instrumentation des associations dans des logiques de communication et de valorisation des élus locaux, de dépolitisation avancée de la population, et de transfert discret de pans entiers des services publics à des formes de gestions où le caractère associatif n'est lpus qu'une franche plaisanterie. le fruit étant mûr pour être cueilli par le marché privé.Il faut être niais comme un social démocrate pour croire à cet oxymore : "la démocratie locale". La démocratie ne peut JAMAIS être ni locale ni sectorielle. Pendant qu'on s'occuppe des ralentisseurs et des crottes de chien, on ne s'occupe pas de la provatisation de l'Education nationale qui arrive à grand pas, et qui sera d'abord...régionalisée !!! Confier la conpétence éducative aux régions, quelle noble tâche n'est il pas ? Lire l'article de Roger Lepeix / décentralisation et libre pensée. ou encore l'article de Nico HIRT "décentralisation/marchandisation"
DETERMINE (Serein et déterminé) : L'homme politique est généralement têtu, et ses
idées ne sont pas toujours en adéquation avec la volonté populaire. Lorsqu'il
rencontre un opposition, il a tendance à s'arcebouter sur sa position,
il utilise alors le mot magique : "Je suis déterminé ... " Dans
le cas d'une forte opposition qui commencer à foutre vraiment un gros bordel,
il prend peur et sort une autre formule magique : "Je suis serein
et déterminé ... ". Il est amusant de constater que tout ceux qui
prononce cette phrase sont tout sauf serein. (envoi mail de Eric Sanson)
DEMOCRATIE LOCALE : Lorsqu’un premier ministre - Michel Rocard - a dit que la démocratie commençait avec des problèmes de couleur boîtes à lettres, il a proféré un mensonge : la démocratie meurt et s’achève avec des problèmes de boîtes à lettres. Les réunion « crottes de chien » dans les quartiers sont beaucoup plus qu’une insulte à l’intelligence populaire : elles sont la traduction du mensonge de la « proximité » et de la démocratie locale. La démocratie ne peut être ni locale (à Roubaix à propos de Roubaix) ni sectorielle (avec des jeunes à propos des jeunes). Cette démocratie-là s’appelle du contrôle social. Démonstration (lire l'article en entier).
DEVELOPPEMENT : Remplace avantageusement "exploitation", ou encore capitalisme. Développement local, développement social, développement culturel… Dans
le quatrième pays le plus riche du monde - la France - nos actions doivent
dorénavant produire du développement, terme jusque là réservé aux pays
dits “ sous-développés ” ? L’envahissement de la pensée
économique et de son vocabulaire correspond en France à...(Lire la définition complète)
DIAGNOSTIC PARTAGE
DIFFERENCE (Droit à la...)
DURABLE (Durabilité)
E
ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : Probablement une des dernières meilleures blagues de la décennie écoulée ! Dans son désir pathétique de faire partie de la grande famille économique - c'est à dire de se marchandiser tout en faisant semblant d'avoir une âme - la "vie associative" s'est mise à se revendiquer d'une économie qui ne serait pas méchante comme celle du vilain capitalisme, mais "sociale" et "solidaire"...Un capitralisme à visage humain en quelque sorte, mais dont les dirigeants nous rabachent les oreilles du "poids économique", et de la reconnaissance qui tarde à se faire admettre à la table des grands. Disons le tout net, L’économie sociale et solidaire n’existe pas ! Empruntons au sociologue Matthieu Hely son explication limpide. Derrière les célébrations du monde associatif, la promotion de « l’économie sociale et solidaire », Matthieu Hély décèle le désengagement de la fonction publique et la dérégulation programmée du travail. Il faut en finir avec l’enchantement d’un monde associatif pris pour ce qu’il n’est pas (un compromis entre plusieurs logiques antagonistes) pour l’aborder comme ce qu’il est devenu : un marché du travail dont les acteurs précarisés ont perdu le statut naguère garanti par la fonction publique. (Lire l'article en entier)
EDUCATION TOUT AU LONG DE LA VIE : Derrière cette généreuse formulation, le contraire d'un droit : l’attaque
coordonnée du patronat européen : la condamnation à se former jusqu’à ce que mort
s’ensuive ! Pour se rendre « employable » et faire disparaître la notion de « métier » (et toutes les mobilisations
syndicales qui y étaient liées) il faut remplacer les « qualifications »
établies une fois pour toutes, par des « compétences » changeantes.
Vive l’entrée dans la « précarité » et « l’imprévisibilité »,
vive la « société du risque » chère au MEDEF qui n’en prend aucun.
(Lire la définition complète)
EGALITE DES CHANCES : Après avoir éliminé Robespierre, la réaction thermidorienne de 1795 met fin à la révolution et à l’idéal d’une société dans laquelle l'égalité serait réalisée. Mais comment consacrer le retour de l’inégalité, de l’argent, de l’aristocratie, de la fortune, de la propriété sans que le peuple ne reprenne les armes ? Comment abandonner l'égalité sans que cela ne se voie ? En l’appelant : « l’égalité des chances ». (lire la suite)
EMPLOI : synonyme de "travail aliéné, ou travail subordonné". Le contraire
est le travail libre, celui que l'on choisit, et qui ne se met pas au service
de la valorisation d'un capital. C'est en ce sens qu'on peut dire qu'un
retraité "travaille" enfin : à faire son jardin, à sculpter,
à construire une maison, à être élu communal, etc...Il n'a plus besoin
d'aller s'employer pour toucher son salaire. Dans la vulgate capitaliste,
ne devrait recevoir un salaire que celui qui renonce à son droit à choisir
librement son travail et se soumet à un emploi non choisi, souvent inepte
(trimballer des caisses pour un SMIC au service d'un propiétaire de l'entreprise
qui amasse des bénéfices) voir destructeur : dans la pub, dans l'armement,
ou comme conseiller fiscaliste ! Il y avait jusqu'en 1998 un ministère
du travail. Puis ce ministère est devenu un "ministère du travail
et de l'emploi"...tiens tiens....les oreilles distraites n'y auront
vu qu'n pléonasme curieux. POurtant ce ministère devint bicéphale, composé
de deux directiosn antagonistes : une direction du travail, avec des inspecteurs
du travail, dont le rôle était de préserver, défendre et continuer le droit
du travail, et une direction de l'emploi, dont le but était de massacrer
le droit du travail, c'est à dire de faire accepter au nom des poltiiques
d'emploi, des contrats de travail qui dérogent au droit du travail. C'est
le début des emplois aidés, des emplois jeunes et autres astuces pour exercer
une basse pression salariale et faire baisser les salaires. Il n'y a AUCUN
problème du chômage des jeunes en France, qui est exactement au même pourcentage
que le chômage du reste de la population. Statistiques sérieuses. Mais
l'argument du chômage des jeunes (et prochainement des emplois seniors)
est une mervaille pour accepter de se faire embaucher à moitié moins (en
francs constants) que dans les années soixante-dix. On rappelle que les
emplois jeunes sont une mesure "socialiste" (autre usurpation
de langage). Les "politiques d'emploi" ont TOUTES pour but de
casser le droit du travail et la protection sociale. C'est au nom de l'emploi
que l'on peut exonérer de cotisations patronales !!!
EMPLOYABILITE : Capacité à se soumettre, à se renier, à renoncer à son métier, à son
savoir faire, à son désir professionnel, et à accepter n'importe quoi au
nom de l'emploi. L'employabilité est ce qui tue le travail. Officiellement
: capacité individuelle à chercher, trouver et se maintenir dans un emploi...L'employabilité,
c'est comment faire en sorte d'entrer mieux que l'autre dans une case précise.
« Comment je vais pouvoir, mieux que mon voisin, me conformer à ce qu'on
attend de moi », et donc être docile et rentable. L'employabilité pourrait
même, si l'on va jusqu'au bout de l'idée, se préciser en pourcentage :
untel a une employabilité à 80%, celui-là plutôt à 50%, puisque que l'idée
est de quantifier ce qui n'est pas quantifiable. « Améliorer l'employabilité
», quelle belle expression lorsqu'il n'y a pas de travail!!!! Quel non-sens!
Tout comme sa cousine l'insertion, l'employabilité est un leurre, qui ne
fait que pousser à l'individualisation des parcours professionnels et à
la culpabilisation des personnes au chômage (c'est qu'elles ne sont pas
« employables », alors!). Et comme l'employabilité c'est « être acteur
de sa réussite professionnelle », la non-employabilité équivaudrait logiquement
à « être responsable de son échec professionnel »!!! Issue de la logique
de compétition chère à la doctrine libérale, elle permet donc aux employeurs
d'exploiter des salariés généralement sur-qualifiés, qui se seront battus
pour être plus « employables » que d'autres afin d'avoir le privilège de
toucher un salaire de misère. L'employabilité, c'est le pansement sur la
jambe de bois, se préoccuper du symptôme sans guérir la maladie qui en
est la cause. L'employabilité part du constat suivant : « s'il y a des
chômeurs, c'est parce qu'ils ne savent pas trouver du travail, pardi! »
Ou comment éviter de se poser certaines questions : pourquoi y-a-il du
chômage? A qui cela bénéficie-t-il? Comment (vraiment) faire pour qu'il
y en ait moins?
Exercice de traduction : « Nous allons œuvrer afin d'accompagner les personnes à améliorer leur employabilité pour qu'elles puissent ainsi s'insérer efficacement dans le monde du travail. »
ou
Nous allons pousser les personnes à entrer dans une logique de compétition
afin qu'individuellement, elles puissent acquérir des compétences pour
ainsi être mieux exploitées par un employeur qui n'arrivera peut-être jamais
(et si elles n'y parviennent pas, c'est qu'elles n'auront pas donné le
meilleur d'elles-mêmes).
ENGAGEMENT Raffinement de l'anti langage, le concept d'engagement signifie aujourd'hui toute forme de manifestation non-politique, voire anti-politique. Au nom de l'engagement, on cesse de discuter ou de brasser des idées (politiques) pour agir "concrètement". La forme par excellence de ce nouvel "engagement est l'action humanitaire . Triomphe de l'idéologie de droite dans le langage, "l'engagement" signifie aujourd'hui... (Lire la définition complète)
EQUITE
EVALUATION
EXCELLENCE
EXCLUSION
F
FLEXIBILITE
FORMATION : Remplace en toutes circonstances l'éducation des adultes, laquelle n'est désormais envisagée que sous l'angle de la performance professionnelle. Dès 1971 l'obligation de "formation continue" remplace le droit à "l'éducation permanente".En 1971, la loi sur l’éducation permanente, grande victoire de l'après 68 arrachant le savoir adulte des universités, se pervertit dans la...(Lire la définition complète)
G
GOUVERNANCE : Afin de dissimuler la relation de pouvoir et d'autorité, la "gouvernance" , terme new-look, laisse entendre que le gouvernement des choses et des gens, que la décision (publique ou d'entreprise) , ne sont plus qu'une affaire de gestion en bonne intelligence et en participation avec le plus grand nombre. Dans la gouvernance il n'y a plus de chefs ni d'autorité. Il n'y a plus que des procédures pour... (Lire la définition complète)
GAGNANT-GAGNANT
GERER
H
I
IDENTITE
IMAGINAIRE
INNOVATION Dans l'accélération des idées , des biens et des services sur le mode
du renouvellement de la marchandise, l'innovation est une "méta-valeur".
Elle remplace toute les valeurs et s'y substitue. Le sens est annulé, c'est
la nouveauté qui fait sens. Bon ou mauvais, (anciens critères) peu importe,
c'est nouveau, donc c'est bien...même quand c'est mauvais !Le capitalisme
n’étant pas un régime de satisfaction des besoins mais...(Lire la définition complète)
INSERTION : N'importe quel agent d'insertion sait qu'il n'a jamais inséré personne autre que lui-même.pour reprendre la très belle définition de Bernard EME (voir article), l'insertion, cela consiste à lier en déliant...c'est à dire à fixer la
personne à une place en dehors des parcours d'intégration. l'insertion
cela n'existe pas. Cela supposerait il y a des gens en dehors de la société
d'autres qui sont en dedans. Mais même le clochard sous un pont est à une
place précise dans la société et les rapports sociaux .L'idée "d'insertion"
c'est qu'il n'y a pas de place pour tout le monde. Lorsque nous acceptons
d'utiliser le terme d'insertion, nous acceptons de véhiculerl'idée aberrante
qu'il n'y a pas de place pour tout le monde, que cette société est une
assiette au beurre qui tourne un peu vite pour certains, et que les plus
faibles ne savent pas s'accrocher et sont éjectés vers la sortie. N'importe
quel anthropologue sait que l'on fait partie d'une société quand on peut
la contester. (mai 68) Il serait donc infiniment plus intéressant plutôt
que d'utiliser le terme d'insertion, de faire appel au concept d'intégration
critique. De ce point de vue, dans une mission locale pour l'emploi, plutôt
que de trouver un travail de balayeur de cheveux chez un coiffeur, d'expliquer
aux jeunes qu'il n'y a pas d'emploi parce qu'il a été méthodiquement détruit
depuis une vingtaine d'années par le patronat, et de travailler avec eux
à une compréhension des mécanismes de sélection sur le prétendu "marché
du travail"...On verrait alors ces jeuenes commencer à s'intégrer
! En faisant de la politique.
INTERCULTUREL : 1) Présentation pacifiée et non politique des rapports internationaux.
2) Ethnicisation des rapports sociaux, et transformation de la lutte des
classes en un problème de compréhension mutuelle entre différents codes
culturels. "faire de l'interculturel", dans un quartier, c'est
oeuvrer à une "meilleure compréhension" entre des identités culturelles
devenues non-politiques, c'est gommer le conflit, les raisons du conflit,
c'est interdire l'explication politique des souffrances. Implicitement,
le problème ce ne sont plus les ouvriers, ce sont les Arabes, les étrangers,
les autres.. Le fin du fin de l'action interculturelle, c'est la fête de
quartier avec mélange des saveurs ! On avance !
J
JEUNESSE : « La jeunesse », ça n’existe pas. Personne ne peut en produire
une définition correcte. C’est impossible. « La jeunesse » est un adolescent Algérien qui habite à la
Courneuve et un étudiant de 24 ans à sciences po qui habite Neuilly. Pourtant
cette notion apparaît dans le discours politique à partir des années
soixante (les jeunes qui traînent et ne travaillent pas) et permet de
masquer le vrai problème : A quelle condition ...( lire la suite)
K
L
LIBRE ET NON FAUSSEE : Magie du langage : dans le projet de traité établissant une constitution
pour l’Europesoumis au référendum du 29 mai 2005, « L'Union offre
à ses citoyens (…)
un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. » (Art. I-3) Somme toute, un paradis de liberté…pour qui ? (lire la suite)
LAICITE : voilà un terme qui a subi un retournement complet. Dans la définition du Petit Larousse de 1968, on peut lire la phrase suivante : laïcité, système visant à exclure les églises de la gestion des affaires publiques. Le terme d'exclusion a ici tout son sens. Aujourd'hui, sous la définition de la laïcité, on trouvera un système visant à respecter également toutes les religions ». nous sommes donc passés une vingtaine
d'années d'un système de mise à distance du religieux à un système de respect
universel des religions. Ceci porte pourtant un autre nom, l'oecuménisme.
Confondre la laïcité avec l'oecuménisme, c'est se priver d'un outil pour
tenir à distance les clergés. Une autre dérive fréquemment entendue consiste
à confondre la laïcité avec la neutralité politique. Il s'agit de deux
concepts totalement différents. pour désigner la vraie définition de la
laïcité, dans le discours des media ou des hommes politiques on entendra
fréquemment parler de laïcité "laïcarde", que l'on verra opposer
au curieux concept de "laïcité ouverte", splendide oxymore !
LIEN SOCIAL : Au chapitre des nouveaux mensonges qui permettent de masquer la demande
sécuritaire d’ordre et de soumission, l’appel au « lien social »
incite à apprendre aux pauvres et aux jeunes à bien se tenir, à « jouer
le jeu » et à limiter leur rébellion malgré leur absence de perspective
de travail et d’avenir. Il n’existe pas de société sans lien social, mais
des sociétés où l’on réprime le lien politique. Le seul lien qui fasse
société est...(Lire la définition complète)
M
MARCHE DU TRAVAIL
MIXITE SOCIALE : Le rêve de
coexistence pacifique des petites gens et des classes moyennes, celles-ci tendant la main à celles-là dans une ascension
sociale inéluctable, s'est effondré avec l'autorisation politique donnée aux
dirigeants d'entreprise de se comporter comme des prédateurs, à partir des
années 8O. Avec la vague de déréglementation... (lire la suite)
MOBILITE
MONDIALISATION
N
NEUTRALITE
O
OBJECTIFS (pédagogie par...)
O.N.G. : Le langage de l'action internationale est une merveille de mots langue de bois. Il suffit de se ballader sur le site du conseil de l'Europe pour s'en convaincre. Ci-après un envoi Mail de Emmanuel Charles Dominique, qu'il avait fabriqué en résumé gag à l'issue d'un forum de type ONG au Cap-Vert, en n'utilisant que des mots employés pendant le forum ! (sic, sic et sic !). Forum de Praia : Le forum a impulsionné la mise en synergie des meilleures pratiques et
acté le cadre logique de gouvernance et d'intermédiation des opportunités
de patrimonialisation du panel d'acteurs. Le plaidoyer a conduit les participants
à péréniser les recommandations issues du partenariat, visant à une catalysation
des dites opportunités tout en priorisant le renforcement des capacités,
la consolidation du lobbying participatif, l'équité de capitalisation du
basket fund, l'intermédiation durable de la finalisation de la gouvernance
de genre, implémentée par un panel de sentinelles transparentes impliquées
dans le pilotage participatif de la sensibilisation des populations à leur
bien-être effectif. Le prochain forum se tiendra par subsidiarité, transparence
et consensus à Bissau.
OPTIMISER
P
PARTENARIAT : "L'armée, premier partenaire des jeunes" peut on lire sur
une affiche de recrutement de l'armée de terre...mais aussi les piles Machin
qui sont devenues les "partenaires de nos loisirs", ou encore
les associations qui osent qualifier de "partenaires" les mairies
ou les services de l'Etat qui les financent et qui sont véritablement leurs
donneurs d'ordre ! Comme l'écrit Fabrice DHUNE dans cet article, il faut
saluer ce coup de maître qui transforme son propre serviteur en son égal
! Le recours au partenariat fait disparaître la référence hiérarchique,
et disloque complètement le rapport de domination.. Tous dans le même bateau !!! L'idée centrale est que la banalisation du terme, en opposition radicale
avec le sens du principe de partenariat, sert une virtualisation de la
relation, contribuant à rendre impossible la construction d'une effective
relation de partenariat. La déconflictualisation des rapports sociaux qui
se manifeste dans ce retournement participe tout à la fois du désenchantement
de la politique (du point de vue de l'espace public), et de l'implication
professionnelle (du point de vue de l'espace privé) : deux faces qui servent
l'ancrage en profondeur de l'idéologie (néo)libérale sous les apparences
du consensus et de l'évidence. (lire l'article de Fabrice DHUNE en entier)
PARTICIPATION : Remplace "soumission", "approbation" ou "consultation-plébiscite".
Le fin du fin des pratiques anti-démocratiques est l'appel à la participation
à condition de ne participer à rien et surtout pas risquer de changer une
décision déjà prise.La démocratie participative s’oppose en principe à
la démocratie représentative, mais la confusion est complète. Chaque fois
que vous réclamez plus de participation, c’est en réalité...(Lire la définition complète)
PERFORMANCE
PÔLE
PRO-ACTIF : Dans la nouvelle idéologie managériale, être "actif" ne suffit plus...c'est largement insuffisant. On nous enseigne qu'il y a trois manières de s'adapter en situation : réactif, actif, proactif. Réctif, c'est réagir à la situation une fois qu'elle est arrivée. C'est très mauvais. (La porte n'est pas loin !). Etre "actif" s'entend comme en faire le minimum légal...Pourquoi pas syndiqué pendant que vous y êtes ? Etre Proactif veut dire devancer le problème afin qu'il n'ait pas lieu...en d'autre terme, si il y a un problème, c'est de voter faute, vous n'aviez qu') être pro-actif. Y a pas de quoi devenir dingue ?
L'injonction "soyez proactifs" est devenu un leitmotiv dans certaines entreprises. Au dela de son sens immédiat - "prenez-vous en main" - il s'agit en fait d'une injonction paradoxale : le cadre "proactif" est supposé prendre par lui-même toutes les initiatives nécessaires pour que tout réussisse et pour anticiper tous les problèmes. Désigné super-héros, il est au monde de l'entreprise ce que Rambo est au combat dans la jungle.Cette injonction est particulièrement fréquente dans les entreprises dont l'encadrement fait du comportemental, et se trouve bien incapable de fixer des objectifs techniques à ses cadres, et encore moins de définir sa propre stratétégie. Dès lors, le mot d'ordre "soyez proactifs" se traduit plus clairement par "démerdez-vous". Avec le corollaire que si quelque chose se passe mal, on saura vous blamer : "vous n'êtes pas assez pro-actif, vous auriez sû anticiper, etc..." Puissant outil de non-management, ce slogan a déjà réussi à décourager des dizaines de milliers de cadres, dont la réaction est - très humainement - la pire que puisse souhaiter une entreprise : "Moi j'en ai assez, on ne reçoit aucune directive, rien d'autre que des slogans et des reproches : désormais je ne fais que ce qu'on me demande et rien de plus." D'une manière générale les slogans staliniens sont démotivants et déprimants. Ils ont souvent pour effet de produire dans les entreprises le comportement observé chez l'Homo Sovieticus, qui réduisait le style de management auquel il était soumis à ce résumé désabusé : "Faites semblant de travailler, et nous ferons semblant de vous payer." Donc, si on vous le demande, n'oubliez pas de faire semblant d'être proactifs. Définition reçue par mail de : Pierre-Manuel Camelot
PROJET : Le coeur de la nouvelle culture capitaliste. Le "projet" apprend à travailler seul, à viser une production, c'est à dire à réaliser un produit. Le projet détruit le temps et le long terme. Il a un début et surtout une fin. Il est remplaçable par un autre. Pour le pouvoir, (très friand des projets) il transforme des relations politiques en relations marchandes car il permet d'acheter des prestations-produit en les déguisant en démarches. En management, "projet" remplace "hiérarchie".Avec l’envahissement de la culture du « projet » depuis une vingtaine d’années le capitalisme révèle...(Lire la définition complète)
PROJET PROFESSIONNEL : Tarte à la crème que l'on envoie à la figure de la personne en "demande" d'emploi (et trop souvent en demande sociale) qui n'arrive à se faire "offrir" à un employeur... "Votre projet d'emploi n'est pas réaliste il faut travailler votre projet professionnel, puis le valider et on en reparlera".Lire la définition complète...Définition reçue par mail de : Jean VALIDE DESPROGETS
R
RESPONSABILISATION : Dans les années soixante-dix,
(avant la contre-révolution libérale qui allait attaquer un par un tous nos droits), les associations qui
travaillaient avec des jeunes voulaient les « émanciper ». Aujourd’hui on les
entend plus parler que de les « responsabiliser ». Qu’est-ce à dire ? (Lire la suite)
REFORME : Formellement, une réforme pourrait être n'importe quel changement. Par
exemple : plus de profs, ou le doublement du budget de la santé, ou une
augmentation massive du SMIC, etc...voilà des réformes. Pourtant nous avons
intégré que le mot réforme signifie un recul, une perte, une diminution,
et seulement cela. Une réforme ne va plus que dans un seul sens : MOINS.
Alain Bihr, dans son ouvrage intitulé "la novlangue néo libérale" explique que le langage politique utilise l'inversion de sens à tour de
bras : en fait, réforme veut dire stagnation. "Changement" veut
dire immobilisme et même recul...on est en plein dans Orwell quand le ministère
de la guerre s'appelait le ministère de la paix. On sait désormais, intuitivement,
que quand Sarkozy (ou un de ses clones socialistes) nous parle de réforme, il faut
entendre contre-réforme.
RESPECT
RESULTAT
REUSSITE / Le rôle de l'école n'est pas de fabriquer de la réussite, mais de fabriquer tout autant de l'échec. Un enseignant qui ne fabriquerait que de la réussite, c'est à dire dont tous les élèves auraient de bonnes notes , serait immédiatement suspect de ne pas faire son boulot qui est précisément de fabriquer un tiers de bons, un tiers de moyens et un tiers de mauvais. (Voir articles sur le constante macabre) De ce point de vue le concept de "réussite éducative" est une vaste blague. Dernière en date, dans le politiquement corect de cete institution, il n'y a plus d'échec scolaire à l'éducation nationale, il n'y a plus que de la "réussite différée" On nous prend vraiment pour des lapns de trois semaines !
S
SAVOIR-ETRE : (voir également "COMPETENCE). Management. Permet, sous prétexte de compétences, de désigner la soumission et l'obéissance du travailleur, sous la forme de son adhésion personnelle aux stratégies de la direction. (Lire article "savoir-être".)
SOLIDARITE : La contradiction entre le
« tout-liberté » à l’américaine (sans l’égalité), et le tout-égalité
à la soviétique (sans la liberté), tente de se résoudre en France dans la
présence de droits collectifs qui
s’expriment dans la triangulation républicaine
liberté – égalité –Fraternité. Du point de vue des républicains, l’idée de la fraternité signale qu’on ne se choisit pas, mais que l’on fait partie d’une société, (et non d’une communauté) (lire la suite)
T
TABOU : = Acquis social. Par exemple "Il ne doit pas y avoir de tabou sur l'âge de la retraite" .(Envoi mail de Catherine Mazodier)
TOLERANCE
TRACABILITE
TRANSPARENCE : Contrôle total. Rien ne doit échapper.
U
UTILITE SOCIALE
V
VALEURS
VIE ASSOCIATIVE
VILLE (Politique de la...)
W
X
Y
Z
ZERO DEFAUT
TOLERANCE ZERO