Afin de dissimuler la relation de pouvoir et d'autorité, la "gouvernance"
, terme new-look, laisse entendre que le gouvernement des choses et des
gens, que la décision (publique ou d'entreprise) , ne sont plus qu'une
affaire de gestion en bonne intelligence et en participation avec le plus
grand nombre. Dans la gouvernance il n'y a plus de chefs ni d'autorité.
Il n'y a plus que des procédures pourt arriver ensemble au meilleur résultat.La
gouvernance est présentée comme un phénomène passif, et non comme une volonté
active : "ça" se gouverne tout seul, si on laisse faire (thèse
libérale).
La grande astuce de la gouvernance locale, (par exemple) consiste de la
part des pouvoirs territoriaux à CHOISIR les heureux représentants qui
seront dignes d'être associés à la décision (ou de le croire) en échange
d'un strapontin de reconnaissance.Cela permet au maire ou au conseiller
général de prétendre qu'il a associé la population, quant il s'est contenté
de désigner un ou deux vassaux associatifs trop heureux de poser sur la
photo. La gouvernance n'associe personne au partage du pouvoir, pourtant
elle fait tout comme.