Scop Le Pavé

Bienvenue, sous Le Pavé… (la page)

Site réalisé par formes vives

Manifeste des refondations issues du Pavé (introduction)

Cette refondation, accompagnée par Anne-Laure Desgris, Christiane Gilon & Patrice Ville (merci à leur sagacité et à leur endurance), fait suite à une auto-dissolution décidée courant 2014 au sein de l'équipe du Pavé. Cette auto-dissolution donne lieu à la fondation de deux nouvelles aventures d’éducation populaire : le Contrepied et La Trouvaille.

Ces refondations sont guidées par trois principes :

  • « Tous les contributeurs du Pavé en sont héritiers »
  • Pas de captation de l’identité du Pavé par une des deux entités
  • Partage égal des ressources collectives du pavé entre les deux structures en ce qu'il y a de positif et de contraignant

À ce titre, ces différentes entités bénéficient légitimement d’un partage intégral des richesses pédagogiques construites par la coopérative Le Pavé du 9 mars 2007, date de naissance, au 31 décembre 2014, date de sa dissolution symbolique.

Emmanuel Monfreux poursuivra au gré des sollicitations des activités d’éducation populaire, on peut le joindre à manumonfreux@gmail.com

De son côté, Franck Lepage, un des membres fondateur du Pavé, qu’il avait quitté en 2012, est joignable à l’adresse mail : franck.lepage@ardeur.net ou sur le site www.ardeur.net

Anthony Brault poursuit un travail de formation et d’intervention d’éducation populaire avec le collectif Le second degré de l'animation dont le site est www.leseconddegredelanimation.org

Les deux textes ci-dessous vous présentent successivement les deux structures, lire la suite dans le document en pièce jointe.

Le manifeste de dissolution du Pavé Le Contrepied

http://www.lecontrepied.org
contact@lecontrepied.org

Texte de refondation Le Contrepied
La Trouvaille

http://www.la-trouvaille.org
contact@la-trouvaille.org

Texte de fondation de La Trouvaille

Inculture(s) 2 : Une autre histoire de l’éducation

« Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres… »

…ou comment j’ai raté mon ascension sociale.

Par Franck Lepage

En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation, dont celui de Mirabeau, de Talleyrand, et celui de Lepeletier de St Fargeau.

A la différence de ce dernier qui interrogeait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comporte un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de “méritocratie”.

Deux siècles et 182 ministres plus tard, on pose toujours la question : “Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ?” On ne le peut pas ! La méritocratie et l’égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut nécessairement choisir, le comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de désirer l’égalité.

La conférence

(durée du spectacle 3h30)

Le spectacle utilise l’image du parapente (l’ascension aérologique)
comme métaphore de l’ascension sociale. C’est donc tout autant une leçon
de parapente.

L’école reproduit les hiérarchies sociales, les confirme, les
légitime. Ce n’est pas une école de l’égalité mais de l’inégalité,
rebaptisée « égalité des chances ». Pourtant, il s’en est fallu de peu
que l’on adopte le plan d’éducation de Lepelletier de Saint Fergeau et
non celui de condorcet.

Pourtant, savoir cela, (et l’avoir vérifié personnellement) ne nous avance guère pour agir.
La conférence emprunte à différents auteurs (François Dubet, Bernard
Defrance, jean Louis Derouet, Nico Hirt, Bernard Charlot, etc. ) et
articule différents enjeux d’aujourd’hui :

Les pédagogies reproductrices d’inégalité : la notation individuelle, la « constante macabre »…
La réussite scolaire et le rapport au savoir
La confusion entre démocratisation et massification
Le décrochage radical entre école et emploi, l’ineptie d’une école adaptée au « marché du travail ».
La fin programmée des systèmes nationaux d‘éducation et la mise en place d’un « marché éducatif
La coexistence impossible des trois missions (éduquer, instruire, former) dans une société de chômage de masse.
Etc.

Vidéo

Introduction : Condorcet ou Lepeletier ?


1 - La constante macabre


2 - langage et égalité des chances


3 - la scolarité primaire



5 - le rapport au savoir



7 - études supérieures


8 - école et emploi



Une suite possible à la conférence : L’atelier pour en finir avec l’école

Faut-il défendre
l’éducation nationale ou la laisser mourir ? Comment agir ?
Avec quelle légitimité ? Nous sommes tous
des spécialistes de l’école, pourtant nous nous censurons et nous
constituons l’école en forteresse. Pourquoi ?

L’atelier se
propose de repartir tout d’abord du vécu de chacun sur l’école :
qu’estimez vous devoir à l’école et à elle seule ? Puis de
mettre en débat le sens de notre éducation nationale :
doit-elle servir à former les élèves au monde professionnel?, ou
plutôt à leur instruire une culture? générale et/ou spécifique ou
bien à les éduquer à leurs futures responsabilités d’adulte, et
notamment de citoyen ?

En fonction de la
composition du public (enseignants ou non, notamment), nous ouvrirons
l’imaginaire et irons si possible jusqu’à la mise en oeuvre
d’actions concrètes pour poursuivre ce débat à partir des projets
d’établissement, des associations de parents d’élèves, des
conseils de classe ou des associations périscolaires.

Quelques documents pour continuer

(y en a tellement !)

et tant d’autres.... il y en a trop !

Documents liés