
Formation, Recherche / Action,
Actions culturelles
d’interpellation,
Accompagnement d’équipes,
Dialogue Social,
Etudes participatives, Conseil aux
collectivités locales
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Petits
contes politiques
et
autres récits non-autorisés
et leurs
ateliers...
- Inculture(s) 1 : Une autre histoire de l'éducation
populaire
Inculture(s) 1
Une autre histoire de
l'éducation populaire
« L'éducation
populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu ! »
«Avant, j’étais prophète... Prophète salarié.
Mon travail consistait à dire la vérité. (La vérité officielle). Et puis un
jour, je me suis mis à mentir, et ils ont adoré. On me faisait venir de plus en
plus souvent. On me disait que cela mettait de l’animation et de la démocratie.
Quand ils ont trouvé que j’allais trop loin, ils m’ont viré. Depuis, je suis clown... Clown-consultant.»
Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous
mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le
capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner
négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la
domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des
ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet.
Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais
simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des «concepts
opérationnels» qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand
nous pensons naïvement le combattre... Georges Orwell ne s’était pas trompé de
date; nous avons failli avoir en 1984 un «ministère de l’intelligence».
Franck Lepage, magistral, la gorge nouée, relate
l'histoire de l'éducation
populaire, son
rôle de prophète de la culture qu'il a été obligé de quitter pour cultiver
des choux en Bretagne... pour notre
plaisir. Deux heures et demi d'éveil et de partage.
Un « anti-débat » conclue la
soirée et permet à chaque spectateur de compléter notre « dictionnaire de
la langue de bois » par un mot qui l’aliène dans son travail ou sa vie
quotidienne.
L'atelier :
« Atelier de désintoxication de la langue de bois »
Programmé
dans la foulée de la conférence, il invite le public à rejoindre les animateurs
du Pavé sur une demi-journée pour entrer en résistance contre la langue de
bois.
Tout
d'abord, nommer l'ennemi. Le Pavé propose une classification des stratagèmes
utilisés par la langue de bois pour masquer les conflits sociaux en adoucissant
le vocabulaire servant à les nommer. Aux participants d'en trouver des
illustrations.
Ensuite,
utiliser la force de l'ennemi. En petits groupes et à partir de jeux d'écriture
et de jeux de discours, chacun pourra vérifier sa compétence à manier la langue
de bois, l'enrichir jusqu'à l'ivresse mais aussi la débusquer des médias et la
repousser des institutions.
Enfin,
désarmer l'ennemi. Nous partagerons nos savoirs et nos rires sur notre
expertise fraichement acquise jusqu'à rendre la
langue de bois inoffensive. Nous présenterons enfin des méthodes pour
poursuivre ce militantisme joyeux en tuos leix et toutes occasions.
Inculture(s) 2
Une autre histoire de l'éducation
« Et si on empêchait les
riches de s’instruire plus vite que les pauvres ? »
L'école est-elle un facteur d'ascension sociale ?
Ou sert elle à faire croire que nous méritons notre place ? Comment concilier
égalité des savoirs et méritocratie ? On ne le peut pas ! La méritocratie et
l'égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut
nécessairement choisir.
Le
comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de
désirer l'égalité. L’école reproduit les hiérarchies sociales, les confirme, les légitime. Ce n’est pas une école de l’égalité mais de
l’inégalité, rebaptisée « égalité des chances ». Pourtant, il s’en
est fallu de peu que l’on adopte en 1792
le plan d’éducation de Lepeletier de Saint- Fargeau et non celui de Condorcet.
La
conférence emprunte à différents auteurs (François Dubet,
Bernard Defrance, Jean-Louis Derouet,
Nico Hirt, Bernard Charlot,
etc. ) et articule différents enjeux
d’aujourd’hui : la notation individuelle, la « constante
macabre », la réussite scolaire et le rapport au savoir, la confusion entre démocratisation et massification,
l’ineptie d’une école adaptée au « marché du travail », la fin
programmée des systèmes nationaux d‘éducation et la mise en place d’un
« marché éducatif »...
Un
spectacle de 2H30 pour réfléchir à la
« crise » de l'école.
L’atelier :
« Faut-il sauver l'école ou la laisser mourir ? »
Nous
sommes tous des spécialistes de l’école, pourtant nous nous censurons et nous constituons
l’école en forteresse. Pourquoi ? L’atelier se propose de partir du vécu de
chacun sur l’école : qu’estimez vous devoir à l’école et à elle seule ?
Parce
que les conceptions des professeurs, des formateurs et des pédagogues, sur le
rôle de l’école, semblent inconciliable, il est urgent que la société civile et
à fortiori les acteurs de l’éducation populaire se saisissent de ce débat,
confisqué par l’éducation nationale.
Le
Pavé propose, afin de réconcilier ces points de vue, d’en comprendre les
différentes logiques : « le pire n’est pas la contradiction, quand elle
porte un espoir de faire progresser le débat, le pire est le sentiment
d’impuissance et d’enfermement intellectuel dans un monde où tout est prouvé et
son contraire » . Jean Louis Derouet / École
et Justice
L'objectif
général d’une action d’éducation populaire en direction de l’école est de
rendre visible, délibérable et arbitrable la crise de
l’objectif d’égalité des chances. Comment agir ? Pourquoi agir ? Faut
il agir ? Avec qui agir ? A partir de quelle légitimité à agir ?
Inculture(s) 3 – Les
Incultes
Une autre histoire de l'engagement
« Et chez vous, on parlait politique à la maison ? »
Ceci
n’est pas un spectacle. Ceci n’est pas une histoire. Ce sont des bouts
d’histoires, de petites histoires. A partir de récits de vie, de souvenirs, nous
nous sommes demandés ce qui conduit, ou non, une personne à
« s’engager ».
De
la famille à l’école en passant par le travail, de la première rébellion à la
première manif', ce sont huit vies qui s’entrecroisent… L’une était féministe,
l’autre pas. L’un avait des parents communistes, l’autre pas. Les uns
habitaient des HLM, les autres des pavillons. Les unes parlaient politique à la
maison, les autres ne savaient pas comment votaient leurs parents.
Certains
sont nés dans les années cinquante, en pleine guerre d’Indochine, d’autres sont
nés dans les années quatre-vingt sous un président que leurs aînés ont porté de
longues luttes au pouvoir.
Ces
huit personnes se retrouvent aujourd’hui, chacune à leur façon avec ce désir de
participer au changement et à l’amélioration du bien commun. Pourquoi ?
Pourquoi eux ? Comment se construit une conscience politique ?
Cette pièce n'apporte
pas de réponses, mais des témoignages. Elle rapproche les générations, les
luttes et les espoirs.
L'atelier :
« atelier de prosélytisme, d'embrigadement
et de propagande citoyenne »
Nous entendons parler
fréquemment d'un phénomène présenté comme inéluctable: celui de la
dépolitisation de la jeunesse, des citoyens, de la société. Cet atelier permet
de démonter cette idée fausse – mais qui arrange-t-elle ? - et propose
d'outiller chacun des participants pour
son nouveau rôle de « politiseurs ».
Nous commencerons par un
retour individuel de chaque participant sur son histoire de vie et plus
spécialement sur ce qui lui a permis de construire ses valeurs et ses opinions
politiques.
Après un partage
d'expériences, nous chercherons les points communs, les expériences communes à
nos parcours. La question vient alors d'elle-même : comment faire vivre à
d'autres ces éléments « politisants » ?
Puis nous échangerons sur
ce qui nous en empêche et ce qui nous y aide. Il s'agira alors de faire le part
de ce qui est de l'auto-censure, de ce qui vient de
notre statut ou des limites fixées de « l'extérieur ». Et si nous
avions plus de pouvoir et d'imagination que ce que nous croyons ?
Inculture(s) 4
Une autre
histoire de l'énergie
« La grande déplétion :
nous allons changer de monde, qui se sent prêt ? »
Quand le pétrole manquera, notre pouvoir d'achat,
inexorablement, diminuera. Des données fiables sur le pétrole n'existent pas.
Le gouvernement, la télévision et Total ne se battent pas pour nous expliquer
comment et quand il va falloir changer nos modes de vie, de déplacements, de
chauffage, d'alimentation, de production.
Un
géologue dénommé Hubbert avait prévu en 1956 que la
production pétrolière américaine déclinerait à partir de 1969. On l'a taxé de
prophète de l'apocalypse. Elle a
décliné, malgré des investissements colossaux, à partir de 1970. Qu'en
est-il du reste du monde ?
Pour
combien de temps pouvons-nous encore nous permettre l'insouciance ? Pour les
experts du pétrole en retraite, c'est déjà trop tard. Pour les compagnies
pétrolières, nous avons encore 10 ans, 20 ans au mieux.
Nos
enfants n'auront pas de voitures individuelles. Et le peu qu'ils achèteront
sera produit localement. Seront-ils plus malheureux ? Peut-être mais ils
n'auront pas le choix. Et sans doute connaîtrons-nous nous-même ce monde là.
Certains
prédisent la fin du monde, c'est surtout la naissance d'un monde nouveau,
« relocalisé », auquel chacun peut
contribuer dès maintenant. Pour éviter la violence du choc. Comment ? Des
pistes sont proposées, la suite se passe dans l'atelier.
L'atelier :
« Atelier de survie dans un monde sans énergie »
Cet atelier propose, dans la suite de
la conférence, de réfléchir et d'échanger sur les petits et les grands moyens d'économiser de
l'énergie. Que faire pour que chacun utilise moins sa voiture, isole mieux sa
maison et consomme moins de produits made in l'autre bout du monde ?
Les panneaux solaires et les éoliennes
ne sont pas prêts de remplacer le pétrole et le nucléaire dans la production
d'électricité. Quelles entreprises peuvent fonctionner aujourd'hui sans
machines ni ordinateurs ?
Si les idées sont foisonnantes pour
agir au niveau individuel, elles le sont moins au niveau collectif : au-delà de
la maison en paille, de la voiture à l'huile ou électrique et des produits Bio
de Carrefour, comment s'organiser à petite échelle pour pallier les
défaillances à venir de la Sécu, des retraites et de l'assurance chômage ?
Économiser de l'énergie, c'est
s'émanciper du capitalisme. Si cet atelier ne répondra pas à toutes les
questions, il permet de comprendre la nécessité d'agir à tous les niveaux. Il
s'agit bien de réinventer le monde.
Inculture(s) 5
Une autre
histoire du travail
« Travailler moins pour gagner plus ou l’impensé inouï du droit du
travail. »
La conférence :
Le droit du travail a un formidable
potentiel d’action collective. C'est aussi un processus d’avancée historique
continue de la propriété collective (les travailleurs) contre la propriété
lucrative (le capital).
Cette avancée prend corps notamment
dans la protection sociale. Mais elle nécessite un syndicalisme toujours
réactivé. Avons-nous encore un droit à l’existence sans participation au
processus productif ?
Quelle différence faites-vous entre le
travail libre et le travail subordonné ? Entre
« travail » et « emploi » ? Qu'est-ce que le
« salaire » ? Le salaire direct ? Le
salaire socialisé ? Qui sait lire sa fiche de paye ?
De
la théorie, sauce Le Pavé, c'est-à-dire avec humour, métaphores et mauvaise foi,
liée à des récits, venus de la scène comme de la salle pour répondre à ces
questions, en expliquer les enjeux et raconter comment le syndicalisme, le
« Dialogue social », la « lutte des classes », selon, se
vit dans le monde du travail.
Le débat :
La participation de la salle n'est pas vécu comme du théâtre interactif (que nous redoutons) mais
comme un appel à témoignage à partir d'anecdotes vécues par les personnes
présentes. Elles portent sur des récits de lutte dans le monde du travail et
sur ce que chacun a appris sur le monde du travail à son premier poste.
Pour conclure la soirée, nous animons
un « débat mouvant » sur les formes de résistance – et notamment le
syndicalisme. C'est une forme dynamique de débat facilitant la prise de parole,
permettant de construire un argumentaire collectivement mais aussi de changer
d'avis individuellement !
L'atelier :
On y échangera sur le rôle et les
formes du syndicalisme d'aujourd'hui et de demain, sur l'évolution des rapports
de force entre le capital et le travail, sur le travail libre, ses avantages et
ses limites avec des incursions aussi dans d'autres formes de résistance : ces
modes de vie qui se construisent dans une économie non-marchande.
Comment s'organise la lutte ? Quels sont nos droits ? Cet atelier est là aussi pour se former, récupérer des savoirs populaires et faire du syndicalisme qui n'en porte pas le nom. Ne serait-ce pas une forme d'éducation populaire ?